Pays de transit vers les Canaries, la Mauritanie a multiplié les arrestations et les expulsions collectives. Nous défendons les droits des migrants.

1. Le Constat
2. Notre Action
3. Notre Impact
La Mauritanie est à la fois un pays d'accueil et de transit. Selon les autorités espagnoles, 83 % des migrants qui débarquent aux Canaries sont passés par son territoire. En mars 2024, l'Union européenne a lancé avec Nouakchott un partenariat sur les migrations.
La loi n° 2024-038 du 8 octobre 2024 punit l'entrée irrégulière de deux à six mois de prison. Le rapporteur spécial de l'ONU sur les droits des migrants a jugé cette criminalisation contraire aux engagements internationaux du pays.
En mars 2025, une vaste opération a conduit à l'arrestation et à l'expulsion de centaines de ressortissants ouest-africains, surtout maliens et sénégalais. Human Rights Watch a documenté du profilage racial, des extorsions, des détentions sans nourriture, des passages à tabac et des expulsions collectives. Les autorités ont depuis interdit les expulsions collectives et adopté de nouvelles procédures en mai 2025 ; leur application reste à vérifier.
L'AMDH a dénoncé ces rafles dès le 6 mars 2025 et exigé le respect de la Charte africaine des droits de l'homme et du principe de non-refoulement. Ceux qui défendent les migrants sont eux aussi visés : Abdoulaye Ba, responsable de la cellule migrants de l'IRA, a été condamné en juin 2025 à un an de prison, dont six mois ferme.
Sources : FIDH-AMDH, « Mauritanie : la protection des droits humains, un chantier inachevé », juillet 2026 ; Human Rights Watch, août 2025.