Migration, asile et droits des étrangers

Pays de transit vers les Canaries, la Mauritanie a multiplié les arrestations et les expulsions collectives. Nous défendons les droits des migrants.

Motif géométrique décoratif.
130 000
migrants recensés en 2022, dont 7 000 seulement avec un titre de séjour renouvelé

1. Le Constat

Depuis octobre 2024, entrer sans papiers est un délit puni de deux à six mois de prison. En mars 2025, des centaines de migrants ont été expulsés.

2. Notre Action

Nous dénonçons les rafles et les expulsions arbitraires, recueillons les témoignages et alertons les institutions nationales et internationales.

3. Notre Impact

Dès mars 2025, nous avons condamné publiquement les rafles. Le rapport FIDH-AMDH de 2026 documente ces violations auprès des autorités.

La Mauritanie est à la fois un pays d'accueil et de transit. Selon les autorités espagnoles, 83 % des migrants qui débarquent aux Canaries sont passés par son territoire. En mars 2024, l'Union européenne a lancé avec Nouakchott un partenariat sur les migrations.

La loi n° 2024-038 du 8 octobre 2024 punit l'entrée irrégulière de deux à six mois de prison. Le rapporteur spécial de l'ONU sur les droits des migrants a jugé cette criminalisation contraire aux engagements internationaux du pays.

En mars 2025, une vaste opération a conduit à l'arrestation et à l'expulsion de centaines de ressortissants ouest-africains, surtout maliens et sénégalais. Human Rights Watch a documenté du profilage racial, des extorsions, des détentions sans nourriture, des passages à tabac et des expulsions collectives. Les autorités ont depuis interdit les expulsions collectives et adopté de nouvelles procédures en mai 2025 ; leur application reste à vérifier.

L'AMDH a dénoncé ces rafles dès le 6 mars 2025 et exigé le respect de la Charte africaine des droits de l'homme et du principe de non-refoulement. Ceux qui défendent les migrants sont eux aussi visés : Abdoulaye Ba, responsable de la cellule migrants de l'IRA, a été condamné en juin 2025 à un an de prison, dont six mois ferme.

Sources : FIDH-AMDH, « Mauritanie : la protection des droits humains, un chantier inachevé », juillet 2026 ; Human Rights Watch, août 2025.